Dimanche 3 mai
9h30 > 11h00
Atelier
Deep Listening, la révolution de l’écoute en pratique

Avec Chloé Sanchez, réalisatrice sonore

Deep Listening, la révolution de l’écoute en pratique
Avec Chloé Sanchez, réalisatrice sonore
Cet atelier propose de découvrir et d’expérimenter ensemble le Deep Listening, une pratique développée par Pauline Oliveros qui invite à porter une attention élargie au monde sonore.
À travers des exercices simples et des moments d’improvisation collective, les participant·es explorent différentes façons d’entrer en relation avec les sons : ceux de l’environnement, ceux des autres et ceux que chacun peut produire.
Accessible à toutes et tous, sur réservation, cet atelier ne nécessite aucune
expérience musicale préalable.
Rendez-vous devant la Bonne Fontaine pour partir ensemble en balade
À partir de 12 ans. Tarif 7€, réduit 5€
11h00 > 13h00
Ciné-conférence
Grenoble, années 1970 : l'invention d'un cinéma de proximité


Ciné-conférence
Grenoble, années 1970 : l'invention d'un cinéma de proximité
Avec Vincent Sorrel, cinéaste, enseignant-chercheur Université Grenoble Alpes/CNRS
Grenoble a connu pendant les années 1970 une effervescence cinématographique inédite. Une politique locale a porté l’ambition de faire « un cinéma de proximité » dont l’enjeu était de réduire la distance entre le cinéma et la réalité, de rapprocher le cinéma de la société, la création de la diffusion, les spectatrices et les spectateurs de la fabrication des films. Il s’agissait non seulement de voir des films, d’en débattre, mais aussi d’en faire en mettant en place des ateliers de réalisation équipés de matériel et des bourses d’aide à la création.
À partir des archives de la cinémathèque de Grenoble et des extraits des films issus de productions associatives, Vincent Sorrel reviendra sur la réflexion portée par ce mouvement sur la place du cinéma dans la société.
13h00
Repas
La cantine de Numéro Zéro
Repas
La cantine de Numéro Zéro
14h00 > 15h00
Projections
Une vie dans une boite
Projections
Une vie dans une boite
Présentés par Federico Rossin, historien du cinéma
Une programmation sur notre vie quotidienne, notre vie de travailleuses et de travailleurs, exploité·es à temps plein. Mais ne vous attendez pas à des films lourds et larmoyants : vous verrez des œuvres rares, pleines d’émerveillement, de férocité et d’humour, à faire découvrir à vos enfants. Car filmer la répétition et l’aliénation a poussé les réalisateurs de ces films à inventer des formes et des rythmes nouveaux, pour nous faire ressentir dans notre corps le poids du travail, et pour nous faire imaginer une vie différente, née d’une rébellion nécessaire à l’état actuel des choses.
À partir de 9 ans
15h00 > 18h00
Atelier
Animation en papier découpé

Avec Antoine Bertrand, étudiant en cinéma, et Hélène Sagnier, artiste plasticienne

Animation en papier découpé
Avec Antoine Bertrand, étudiant en cinéma, et Hélène Sagnier, artiste plasticienne
ne initiation à la pratique du papier découpé comme technique d’animation, comme dans le film Les Escargots de René Laloux. Nous proposerons aux jeunes de fabriquer des pantins ou objets articulés à l’aide d’attaches parisiennes, et de les animer pour créer un très court film d’animation en stop-motion.
Pour enfants de 6 à 14 ans, sur réservation
Goûter offert à la pause, en milieu d’atelier
Tarif 7€, réduit 5€
15h30
Projection
Hé ! Tu m’entends…

Présenté par Vincent Sorrel, cinéaste, enseignant-chercheur

Hé ! Tu m’entends…
Présenté par Vincent Sorrel, cinéaste, enseignant-chercheur
Dans une cité de Grenoble, quatre garçons s’essayent à faire de la musique, dans leur trois pièces cuisine. Sur le même palier,
Jean-Pierre, père de famille, s’en va passer la nuit à l’usine. Il en a
par-dessus la tête de ne plus savoir si c’est le jour ou la nuit, de ne pas voir sa femme et ses enfants, de se retrouver la plupart du temps seul.
Pour préparer ce film, Renaud Victor s’est immergé longtemps dans un quartier ouvrier de Grenoble en compagnie du sociologue Bernard Vergne. Ils ont placé La Paluche, une petite caméra vidéo, au bout d’une perche. La caméra devient un micro pour écrire une fiction à partir de cette matière documentaire. Renaud Victor rassemble autour de lui une troupe de cinéma, des amis qui apportent une partie d’eux mêmes. Comme lui, ce sont des personnes que la vie ne prédestinait pas à faire du cinéma.
L’aventure de faire du cinéma avec des gens qui n’en font pas.
Renaud Victor
En partenariat avec la cinémathèque de Grenoble
Dialogues Bernard Vergnes, Jean-Pierre Barus
Scénario Bernard Vergnes, Renaud Victor
Image Claude Michaud, Alain Nahum Cadre Renaud Victor, Denis Gheerbrant, Richard Copans
Son Luc Barnier, Daniel Brocard, François Groult
Montage Andrée Choty, Sophie Rouffio, Anna Ruiz
Production Radeau-Aaton
18h00
Projection
Sud

Présenté par Federico Rossin, historien du cinéma

Sud
Présenté par Federico Rossin, historien du cinéma
Sud dépeint un Texas nostalgique de son passé esclavagiste. Akerman aurait voulu réaliser un portrait du sud des États-Unis inspiré à la fois par William Faulkner et James Baldwin, mais elle a radicalement changé d’objectif après avoir appris le meurtre raciste de James Byrd Jr par trois suprémacistes blancs. Le film reconstitue l’horrible fait divers qui eut lieu en 1998 à Jasper. La victime était un musicien. Les criminels appartenaient à des groupes d’extrême droite.
Ce film n’est pas l’autopsie de ce meurtre, du lynchage d’un Noir par trois jeunes Blancs, mais plutôt comment celui-ci vient s’inscrire dans un paysage tant mental que physique. Comment le silence peut soudain paraître lourd et plein de menaces ? Comment les arbres et la nature toute entière peuvent soudain évoquer la mort, le sang, la grande et la petite histoire ?
Chantal Akerman
Séance en partenariat avec Tënk, la plateforme du cinéma documentaire
L’escale Le fascisme en nous sera disponible dès le 4 avril sur www.on-tenk.com
Image Rémon Fromont, Robert Fenz, Chantal Akerman
Son Thierry de Halleux Montage Claire Atherton
Production Audiovisuel Multimedia International Production
20h00
Repas
La cantine de Numéro Zéro
Repas
La cantine de Numéro Zéro
