Festival 2024
Neblina chelou power


Neblina chelou power
Suite à la découverte de films antédiluviens de Jean Cocteau et Maya Deren, nous sommes partis filmer et truquer le réel de la rivière Durance pour y invoquer Neblina, jeune fille aux pouvoirs super-naturels…
Festival 2025
Neustadt – Ça va chauffer !


Neustadt – Ça va chauffer !
Présenté par Federico Rossin, programmateur indépendant et historien du cinéma
Thomas Heise, né en 1955 à Berlin et mort en 2024, est l’une des grandes figures du cinéma documentaire est-allemand. Il est allé à la rencontre de jeunes néo-Nazis en ex-RDA après la chute du mur.
Au Roxy, un cube de béton à Halle-Neustadt, on entend des jeunes crier : « Sieg Heil ! » et « Ça va chauffer ! ». L’ennemi est clair : les étrangers, les gitans. Tout le reste n’est pas clair. « Nous sommes des gens comme les autres, juste un peu à droite » dit Ronny de lui-même. « Vous êtes des tarés » réplique le père. Qui sont au fond ces jeunes attirés vers les mouvements d’extrême droite, dans l’ex-Allemagne de l’Est ? Derrière le phénomène de bandes, le réalisateur cherche à appréhender leur personnalité, donnant à voir, au-delà, une société en crise où toutes les valeurs s’écroulent, une ville grise menacée par le chômage et le manque de culture.
Image Sebastian Richter Son Uve Haussig
Montage Karin Geiß Production ÖFilme
Festival 2020
Nos jours, absolument, doivent être illuminés


Nos jours, absolument, doivent être illuminés
Orléans, le 28 mai 2011. Des détenus chantent à l’intérieur d’une prison ; ni la caméra, ni les regards n’y ont accès. De l’autre côté du mur, des personnes écoutent. Emportés par la musique, les visages des auditeurs venus pour l’occasion s’illuminent et livrent à la caméra autant d’histoires possibles. D’un côté, les voix, de l’autre, les visages : entre les deux, des émotions se dessinent.
Production Alter Ego Production Image Denis Gravouil, Vianney Lambert Son Xavier Thibault Montage Jean-Gabriel Périot Musique originale Gérald Kurdian
Les RDV de Numéro Zéro
Notre endroit silencieux


Notre endroit silencieux
En présence de la réalisatrice
Le père d’Aliona, dissident silencieux, aventurier maritime, physicien et rêveur, a disparu au large d’une côte turque en 1995. Vingt ans plus tard, Aliona quitte son pays, la Biélorussie, pour écrire un roman sur cette histoire, dans une autre langue que la sienne.
Elitza Gueorguieva filme la fabrication du roman d’Aliona. En accompagnant ce processus de deuil et d’émancipation par l’écriture, la cinéaste bulgare invente son propre langage visuel qui amplifie la tension entre rêve et réalité, poésie et mémoire.
Festival 2023
Nous, étudiants !


Nous, étudiants !
En présence du réalisateur
Naviguant entre des salles de cours bondées, des petits boulots de survie et leurs amours adolescents, Nestor, Aaron, Benjamin et Rafiki tentent de terminer leurs études d’économie à l’Université de Bangui, en République centrafricaine. Malgré la corruption qui ronge ce pays en ruines, la jeunesse continue à rêver d’un avenir meilleur.
Le réalisateur pose avec une énergie communicative un regard tendre sur ses amis.
Production Makongo Films
Image Rafiki Fariala
Montage Xavier Sirven, Christian Moïse Nzengue, Gilles Volta, Daniele Incalcaterra, Boris Lojkine
Son Anne-Bertille Ndeysseit Vopiande, Aaron Koyasoukpengo, Kelly Dallet
Musique Rafiki Fariala
Festival 2026
Nuit. Nuit encore, encore nuit


Nuit. Nuit encore, encore nuit
En présence de la réalisatrice et de Noémie Ruben
À mi-chemin entre le documentaire et la création électroacoustique, ce film presque sans images conçu pour une salle de cinéma nous plonge dans l’expérience limite vécue par Noémie, isolée plusieurs mois dans une chambre stérile à l’hôpital. Clara Alloing et Noémie Ruben proposent une exploration sonore, intense et tendre, du long chemin vers la guérison.
Écriture Noémie Ruben et Clara Alloing
Montage image Noémie Ruben
Montage son Clara Alloing
Production Earthling production et Archipel
Festival 2024
Opéra-trigo


Opéra-trigo
L’un des volets de la collection La geste paysanne, poème cinématographiques célébrant la civilisation paysanne.
Image Jacques Lavigne, Pierre Gurgand Musique Luis Cillia, Luc Mallaprade
Les RDV de Numéro Zéro
Palma


Palma
En présence d'Alexe Poukine
interpètes : Alexe Poukine et Lua Michel
Jeanne emmène sa fille de six ans en week-end à Majorque mais la virée s’avère plus compliquée que prévue. Alexe Poukine, qui joue ici le rôle principal, réalise un portrait de mère et de femme aussi complexe que puissant. Après deux longs métrages documentaires, sa première fiction décrit les tourments d’une mère qui aperçoit les limites de l’abnégation exigée par le lien qui la lie à sa fille.
photo © Kidam
Festival 2026
Pas des bijoux


Pas des bijoux
Autour d’une table à Marseille, des anneaux passent de mains en mains. L’objet en silicone permet la contraception dite masculine. Le collectif Treizeticules réunit initiés, curieux et désemparés à la recherche de solutions. Dans ce boys band, la rencontre des parcours intimes se fait par la parole et par le geste.
Assistant Marius Romant
Image Clara Odetto, Marius Romant
Son Sophia Cosnard des Closets
Montage Lise Coti
Production Aix-Marseille Université et Anamorphose
Festival 2022, Les RDV de Numéro Zéro
Pénélope mon amour


Pénélope mon amour
Avant première en présence de la réalisatrice Claire Doyon et de Clément Dussart (Norte distribution)
Depuis dix-huit ans, je filme Pénélope, jeune adulte autiste.
” Un jour j’ai ouvert le placard qui contenait des cassettes DV et des bobines Super 8. Ça m’a presque crevé les yeux. Il fallait rassembler toutes ces images. Pénélope mon amour trace le parcours d’une mère et sa fille à travers les années. Il raconte différentes étapes : le choc du diagnostic, la déclaration de guerre, l’abdication des armes, pour finalement accepter et découvrir un mode d’existence autre “. Claire Doyon
“Il y a huit ans, à la faveur d’un voyage dans les steppes mongoles, Claire Doyon avait composé un lumineux portrait de sa fille atteinte d’autisme (Pénélope). Quelques plans en reviennent aujourd’hui dans un film qui, de centaines d’heures de rushes accumulés au fil des ans, extrait le récit d’une vie de et avec Pénélope. La narration obéit à un double mouvement. C’est d’abord, en marche avant, la chronique de guerre d’une mère qui a voué sa vie au combat contre la maladie de sa fille, contre la violence médicale et sociale. Au point, dit-elle, de renoncer à être cinéaste. Après Les Allées sombres (FID 2015), Pénélope, mon amour prouve qu’il n’en a rien été. Car dans cette guerre, comme dit aussi, la caméra a été son arme et son bouclier. Le film ne cesse de manifester cette évidence : ce qui aide à tenir, c’est la tenue des plans face à la réalité, si douloureuse soit-elle. Cette tenue de l’attention, cette patience de l’image est ce qui permet à Claire Doyon d’y déposer aujourd’hui une parole, de réfléchir à voix nue ses années de vie avec Pénélope. Au fil des mots, un second mouvement se lève progressivement sous le premier : bouleversant récit d’apprentissage d’une mère qui renonce à la guerre pour accompagner sa fille sur la voie d’une pacification. Sous le soleil de Mongolie, parmi les rennes, les gestes de Pénélope s’épanouissent comme des fleurs. Après quoi l’image ne cesse plus de s’ouvrir jusqu’à révéler, dans la clairière d’un champ de ruines antiques, la souveraineté punk de Pénélope. Celle d’une jeune femme qui ne rentrera jamais dans le rang mais que le cinéma, parce qu’il sait aimer son existence extraordinaire, aide à trouver sa place singulière dans le monde.” Cyril Neyrat – FIDMarseille
Production Tamara films Image Claire Doyon, Pascale Granel Son Gilles Bernardeau, Olivier Schwob, Carole Verner Montage Raphaël Lefèvre
